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Bureau d'exécution et recouvrement

Action collective 56373-06-21 Beck et Tevel : Mizrahi Tefahot remboursera des commissions sur des lettres de mise en demeure d'avocat en double

Le tribunal a approuvé un accord aux termes duquel la banque remboursera 90 % de la différence de commissions facturées pour des séries de lettres de mise en demeure d'avocat en double ; selon l'affidavit de la banque, le remboursement s'élevait à 2 226 900 NIS au 31.5.2024.

29 janvier 2025Approbation d'un accord transactionnel
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Détails de la décision

Date29 janvier 2025
Juridictiontribunal de district du Centre (Lod)
ProcédureAction collective 56373-06-21 (Beck et Tevel c. banque Mizrahi Tefahot)
Type de décisionApprobation d'un accord transactionnelAction collective
Montant2 226 900 NIS
ThèmeAction collective sur les commissions : lettres de mise en demeure d'avocat
SourceTexte intégral

Le contexte et les faits : la commission de lettre de mise en demeure d'avocat chez Mizrahi Tefahot

Le 29 janvier 2025, le juge Shmuel Bornstein, du tribunal de district du Centre (Lod), a approuvé un accord transactionnel dans l'action collective 56373-06-21. Les requérants étaient Beck (requérant particulier) et la société Tevel, Industries de béton pour l'aménagement environnemental Ltd, et la défenderesse était la banque Mizrahi Tefahot.

Avant d'engager une procédure de recouvrement, la banque envoie aux débiteurs et aux cautions des lettres de mise en demeure d'avocat, et facture une commission à ce titre. Selon les requérants, la banque a perçu cette commission en excès dans deux situations. La première : deux lettres distinctes mais de contenu identique sont envoyées à des destinataires différents, par exemple aux titulaires d'un compte joint, et une commission est perçue pour chaque lettre. La seconde : une commission de lettre de mise en demeure est perçue pour une lettre adressée à une caution, alors que selon eux il ne s'agit pas d'une lettre de mise en demeure mais d'un avis donnant lieu à une autre commission.

Les arguments des parties et la position du contrôleur des banques

La banque a soutenu que les commissions avaient été perçues légalement. Selon elle, la loi l'oblige à envoyer des lettres de mise en demeure avant toute procédure judiciaire, et la préparation de chaque lettre exige des ressources, des vérifications et des recherches. La banque a également soutenu que les lettres aux cautions sont des lettres de mise en demeure, dont la rédaction varie selon les actes de cautionnement. Elle a en outre soutenu que l'action ne se prêtait pas à un examen en tant qu'action collective, puisqu'un examen individuel serait nécessaire pour chaque membre du groupe.

Le tribunal a sollicité la position du contrôleur des banques. Selon celle-ci, le type et le montant de la commission dans ces cas dépendent de l'étendue et de la nature des opérations effectuées avant l'envoi des lettres.

À la suite de la recommandation du tribunal, et après deux audiences préliminaires, les parties ont engagé une médiation. L'accord a été élaboré avec l'aide des médiateurs Me Shoshi Neri et le professeur Alon Klement. Les parties ont souligné que les accords avaient été conclus uniquement pour des raisons d'efficacité et d'économie.

Ce qu'a décidé le tribunal : les principaux points de l'accord avec Mizrahi Tefahot

Le groupe et la période

Le groupe a été défini comme les clients de la banque dont le compte, au cours de la période concernée, a été débité pour une même série de lettres de plus d'une commission de « lettre de mise en demeure d'avocat », dans un délai de 30 jours. La période commence le 24 juin 2014 et s'étend jusqu'à l'exécution des engagements de la banque pour l'avenir.

Le remboursement : 90 % de la différence de commissions

La banque versera aux membres du groupe 90 % de la « différence de commissions ». Il s'agit de la différence entre les commissions perçues pour une série de lettres et la commission qui aurait été perçue pour une seule lettre de mise en demeure. Selon l'affidavit de la banque, le montant total du remboursement s'élevait à 2 226 900 NIS au 31 mai 2024.

Les montants sont définitifs et incluent l'indexation et les intérêts. L'accord prévoit une majoration de 2,5 % s'il n'est pas approuvé dans un délai d'un an. La liste des ayants droit et des montants sera remise au tribunal sous enveloppe fermée, et ne sera montrée à personne, y compris aux requérants.

Les engagements pour l'avenir

Lorsque le travail sur les lettres de mise en demeure aux débiteurs principaux porte sur un seul compte en retard, la banque ne percevra la commission qu'une seule fois. Lorsque le travail est effectué de manière étendue pour chaque débiteur, par exemple en présence de dettes supplémentaires, la banque peut percevoir une commission pour chaque lettre. Pour les lettres aux cautions, une commission peut être perçue pour chaque lettre, et la banque peut ajouter à leur intitulé une précision indiquant qu'il s'agit d'une « mise en demeure ». Selon la demande, ce dispositif est conforme à la position du régulateur.

La position de l'État et la modification concernant les comptes clôturés

Le 19 novembre 2024, les services compétents de l'État ont déposé un avis. Ils ont observé que le paiement par chèque aux clients dont le compte est clôturé exige des efforts, et ont proposé de leur demander leurs coordonnées bancaires. Ils ont également proposé de rechercher les adresses dans le registre de la population lorsqu'un client ne répond pas.

Les parties ont accepté, avec des modifications : le client joindra une attestation de tenue de compte ou un chèque annulé, et la consultation du registre de la population n'aura lieu que lorsqu'un courrier est retourné à la banque. Le tribunal a approuvé l'accord avec ces modifications.

Les motifs de l'approbation

Le tribunal a estimé que l'accord était dans l'intérêt du groupe, compte tenu des risques et des chances des deux parties. Il a relevé l'encadrement pour l'avenir, l'absence d'oppositions et le fait que les services compétents ne s'étaient pas opposés à l'accord sur le principe. Aucun expert vérificateur n'a été désigné, l'accord ayant été élaboré en médiation et la désignation d'un vérificateur risquant de retarder et de renchérir l'exécution.

Rétribution, honoraires et taxe judiciaire

Ont été approuvés une rétribution aux requérants de 3,5 % et des honoraires pour leur avocat, Me Amir Israeli, de 19 % du montant total de l'accord, majorés de la TVA. La moitié sera versée dans les 30 jours suivant le jugement, et le solde dans les 30 jours suivant le dépôt du rapport final.

Les services compétents se sont opposés à l'exonération de la banque de la seconde partie de la taxe judiciaire. Le tribunal a néanmoins accordé l'exonération, les parties ayant engagé la médiation immédiatement après la deuxième audience préliminaire et ayant ainsi économisé du temps judiciaire. La banque a été condamnée à rembourser aux requérants la première partie de la taxe judiciaire.

Citations de la décision

« Les parties ont précisé et souligné que les accords conclus dans le cadre de l'accord transactionnel l'ont été uniquement pour des raisons d'efficacité, d'économie des frais et de raccourcissement des procédures. »

Paragraphe 5 du jugement (traduit de l'hébreu).

« Le fait que l'accord comprenne également un encadrement pour l'avenir vient lui aussi à l'appui de la conclusion qu'il s'agit d'un accord approprié et équitable. »

Paragraphe 20 du jugement (traduit de l'hébreu).

« J'estime que la désignation d'un vérificateur retarderait l'exécution de l'accord transactionnel et entraînerait des coûts supplémentaires sans qu'il en résulte une réelle utilité. »

Paragraphe 21 du jugement (traduit de l'hébreu).

Qui est éligible et que faire

Sont éligibles les clients dont le compte a été débité de plus d'une commission de lettre de mise en demeure pour une même série de lettres dans un délai de 30 jours, à compter du 24 juin 2014.

Le tribunal a ordonné la publication d'un avis d'approbation dans deux des quatre quotidiens les plus diffusés et sur le site Internet de la banque.

Ce que cela signifie pour les clients de Mizrahi Tefahot

L'accord ne constitue pas un aveu de la banque quant aux griefs. Il fixe toutefois une règle pour l'avenir : lorsque la mise en demeure concerne un seul compte en retard, une seule commission est perçue, même si plusieurs lettres identiques ont été envoyées à plusieurs titulaires du compte. Un client dont le compte a été débité de plusieurs commissions pour la même série de lettres peut le vérifier sur ses relevés de compte.

Des informations générales sur la phase de recouvrement figurent sur la page procédures de recouvrement chez Mizrahi Tefahot. D'autres jugements sont regroupés dans la base de jugements.

Sources

Autres jugements contre Mizrahi Tefahot : Bureau d'exécution et recouvrement

Voir les 39 décisions de la base ›

Questions et réponses

Sur quoi portait l'action collective Beck et Tevel contre la banque Mizrahi Tefahot ?

Les requérants soutenaient que la banque avait perçu en excès une commission sur les lettres de mise en demeure d'avocat : une commission distincte pour chaque lettre identique envoyée à plusieurs destinataires, et une commission de lettre de mise en demeure pour une lettre adressée à une caution. La banque a soutenu que les commissions avaient été perçues légalement.

Combien la banque Mizrahi Tefahot remboursera-t-elle selon l'accord dans l'action collective 56373-06-21 ?

La banque remboursera 90 % de la différence de commissions. Selon l'affidavit de la banque, le montant total du remboursement s'élevait à 2 226 900 NIS au 31 mai 2024.

Qui a droit au remboursement de la commission de lettre de mise en demeure ?

Les clients dont le compte a été débité, pour une même série de lettres, de plus d'une commission de lettre de mise en demeure d'avocat dans un délai de 30 jours, à compter du 24 juin 2014.

Comment obtenir le remboursement si le compte est clôturé ?

Selon l'accord approuvé, la banque enverra un courrier, et le client communiquera ses coordonnées bancaires accompagnées d'une attestation de tenue de compte ou d'un chèque annulé.

La banque Mizrahi Tefahot a-t-elle reconnu un manquement ?

Non. La décision approuve un accord transactionnel, et dans un tel accord la banque ne reconnaît généralement pas de manquement. Le tribunal examine si l'accord est équitable et raisonnable pour les membres du groupe.

Où lire le texte intégral ?

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